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LES CHUTES D’IGUAZU

Les chutes d’Iguazu (ou d’Iguaçu) se partagent entre l’Argentine et le Brésil. La rivière Iguaçu est un affluent du Paraná et fait une frontière naturelle entre ces 3 pays.
Leur nom provient de la langue Guarani et signifie « les grandes eaux ».
Entourées de forêt tropicale, ces chutes sont en réalité un ensemble de 275 cascades qui forment un front de 3 kilomètres, allant jusqu’à 80 mètres pour la « Garganta del Diablo« , la plus haute chute d’Iguazu !

Le grand départ de Buenos-Aires

Ça y est, mon voyage « toute seule » commence. Mon cousin Alexis m’a accompagnée à l’aéroport de Buenos-Aires, maintenant c’est MON TOUR… du MONDE !
Depuis 2 jours les cendres du volcan chilien PUYEHUE ont envahi le ciel de Buenos Aires, paralysant tous les vols… le mien est pourtant maintenu. Juste… 1er petit « accident »… j’avais posé mon étui à lunettes sur le sol et je m’assois dessus ; ma superbe paire de lunettes est cassée en deux… heureusement de façon nette, et d’un coup de chatterton je l’ai réparée comme une chef !

Le vol est top : je suis assise côté hublot et du bon côté ; le départ de Buenos-Aires me donne l’opportunité de photographier Puerto Madero, l’Avenida 9 de Julio et son obélisque, et même la Casa Rosada.
En milieu de vol, c’est une magnifique « Gloire du Pilote » (un halo qui forme un arc en ciel et se reflète dans les nuages) que j’aperçois à travers mon hublot en signe de bonne augure.
 

A la découverte des chutes d’Iguazu

 
J’ai à peine eu le temps de digérer toutes les émotions de ces rencontres que je me retrouve à survoler le fleuve Iguazu pour apercevoir depuis mon hublot un nuage de brume avant de découvrir dès le lendemain matin ces incroyables chutes d’eau. 
Arrivée à Iguazu, côté argentin de la frontière, je ne perds pas une minute pour rendre le shuttle qui m’emmène à l’Hostel que j’avais réservé et qui fait partie de la chaîne Marco-Polo Inn que l’on retrouve un peu partout dans le pays.

Fastoche ! A peine une demi-heure plus tard, je suis en train de dîner avec mes 4 nouveaux amis…  4 autres voyageurs seuls qui me convient à partager leur salade de pâtes. Johana, ma compagne de chambrée venue de Colombie, Ruben et Iris des hollandais, et Ricarda l »allemande. On partage quelques bières (il faut bien fêter ce départ !) et puis on va se coucher car les excursions partent tôt.
 

L’excursion au Parc National

 
Le lendemain c’est donc avec eux que je pars pour la visite des chutes d’Iguazú. Après quelques kilomètres en bus, nous arrivons au Parc National et je m’acquitte des 40 pesos  d’entrée. J’ai le privilège d’avoir la DNI (carte d’identité) de l’Argentine qui m’évite les 100 pesos que payent les étrangers.
 
Puis c’est un petit train qui nous emmène jusqu’au départ des passerelles qui enjambent les bras du Rio Iguazú pour arriver jusqu’au 1er point de vue des chutes. Ce n’est qu’après plusieurs points de vue de plus en plus impressionnants que l’on prend conscience de la force de la nature qui jaillit sous nos yeux ! 

Dans le vrombissement et le nuage de brume qui nous trempe en moins de 3 minutes, tout le monde s’exclame et se tire le portrait pour se souvenir ou montrer qu’on « était là ».
Des photographes professionnels armés de leurs appareil, d’une cape imperméable et d’un escabeau demandent aux touristes de s’écarter de leur champ pour pouvoir faire le cliché souvenir de leurs clients.
Malgré le côté touristique, la puissance des chutes que l’on voit sous nombreux angles et points différents est amplement dépassé par le sentiment d’assister à un spectacle géant, unique et inoubliable.
Toute cette eau qui tombe avec fracas de dizaines de mètres confirme bien le théorème de Newton ! 

Nous marchons à travers la jungle (le sentier est parfaitement balisé) et alternons entre zones d’où nous ressortons trempés et moments où le soleil nous rappelle que nous sommes près des tropiques ; nos vêtements sèchent en quelques minutes seulement. 
 
La forêt est peuplée de toucans et de coatis (le fameux Marsupilami !) que l’on arrive à apercevoir facilement. Il est toutefois interdit de les nourrir, les toucher et même les approcher ; les gardes et guides veillent à ce qu’ils ne soient pas apprivoisés, ce qui est difficile au vu des milliers de touristes qui visitent le Parc National chaque année.

APPROCHER LES CHUTES EN BATEAU

Convaincue par mes camarades, je me suis laissée tenter par l’Aventura Nautica ; un bateau moteur puissant nous emmène jusqu’au pied des « cataratas » (cascades en espagnol) pour en percevoir la violence ; le capitaine sait parfaitement mener son bateau entre les vagues et les courants provoqués par la quantité massive d’eau déversée et nous fait même goûter à l’eau en zigzaguant entre les vagues. On est trempés jusqu’aux os et ça fait partie de l’excursion. Sensations fortes et trempage garantis !

 
Nous voyons de temps à autre les hélicoptères survoler les chutes, une expérience probablement fascinante et une idée de cadeau unique à garder en tête…

Fin d’après-midi, le soleil est déjà un peu moins fort et on retrouve en maillots de bain, admirant les chutes de face en attendant que nos vêtements sèchent.

RETOUR A l’HOSTEL

 
Le soir nous profitons de la cuisine en plein air de l’Hostel, je peux enfin préparer un plat comme à la maison. Il est loin le cliché des auberges de jeunesse dégueulasses que j’ai connu adolescente
La moyenne d’âge tourne plus autour des 25-30 ans que des 20. Les gens sont étonnamment organisés, respectueux, disciplinés et accueillants. Chacun s’occupe de ses affaires tout en partageant et nettoie derrière soi. On y rencontre un nombre surprenant de femmes voyageant seules. Il paraîtrait même que la tendance hommes-femmes en solo s’inverse et que l’on voie cette année plus de femmes que d’hommes ! Ces observations des premiers jours me permettent donc de me mettre pleinement en confiance et la gentillesse des gens que je rencontre me permet de ne pas douter une seconde de mon choix, je suis libre, libre liiibbrrreeee !!! 
Je sens aussi la pression descendre hors de Buenos-Aires. Cette ville est décidément trop grande, trop bruyante, trop dangereuse pour moi. Les recommandations constantes vis a vis des vols et autres violences à Buenos-Aires m’angoissaient à chaque sortie, et je respire à l’idée de me retrouver en pleine Nature. Et quelle Nature !
Viva Argentina !

Voir l’album photo des chutes d’IGUAZU

Edit : Je suis retournée voir les Chutes d’Iguazú en 2019, vous pouvez lire mon récit ici.

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